26/08/2026
De nombreuses personnes m’interrogent sur la phrase manuscrite que j’inscris à l’intérieur de mes instruments :
« Florebo quocumque ferar. »
Je me suis approprié cette devise latine en 2009, lors de ma participation à la Triennale Violinmaking Competition de Crémone. Afin de préserver l’anonymat des participants, il nous était demandé de choisir une devise en latin pour identifier nos instruments.
Parmi les nombreuses devises que j’avais trouvées, celle-ci m’avait immédiatement parlé. Elle correspondait parfaitement à ma vision de la vie d’un instrument :
« Je fleurirai partout où je serai porté. »
Un instrument quitte un jour les mains de celui qui l’a créé pour poursuivre sa propre histoire, entre les mains de musiciens, parfois très loin de son lieu de naissance. Je trouvais cette phrase particulièrement belle pour symboliser ce voyage, mais aussi comme un message de bon augure pour l’instrument, le souhait qu’il puisse s’épanouir et vivre une belle et longue histoire partout où la musique le portera.
Quelques années plus t**d, j’ai découvert qu’il s’agissait également de la devise de l’île de La Réunion.
Comme quoi, parfois, le destin fait bien les choses…
Ceux qui me connaissent personnellement comprendront ! 😉